Yéti

Une étude ADN de poils de « Yéti » révèle l’existence d’une éventuelle nouvelle espèce animale

Mauvaise nouvelle pour les amateurs de cryptozoologie, l’analyse ADN de 30 échantillons de poils qui auraient pu appartenir à un Yéti n’a rien révélé permettant d’attester l’existence d’une telle créature. Les résultats ont cependant permis de mettre les chercheurs sur la piste d’une éventuelle nouvelle espèce animale..
Face aux nombreux témoignages, mais à l’absence de preuves concrètes permettant de démontrer l’existence du Big Foot, Bryan Sykes et son équipe ont eu l’idée de lancer, en mai 2012, un appel aux musées et aux collections privées afin qu’ils leur délivrent des échantillons de poils susceptibles de provenir de cet animal légendaire.
« Pour faire un peu de lumière sur ce sujet souvent trouble, nous avons mené une analyse génétique systématique d’échantillons de poils attribués à ces créatures », a expliqué Bryan Sykes, professeur de génétique à l’université britannique d’Oxford, relayé par le site 20minutes. Ainsi, sur les 57 échantillons récoltés, 36 ont été sélectionnés en fonction de « leur provenance ou intérêt historique ».
Un résultat inattendu
Après avoir réussi à extraire l’ADN de 30 échantillons, les chercheurs les ont comparés avec les génomes d’espèces répertoriées. Les résultats ainsi obtenus sont formels… aucune trace d’un Yéti potentiel. Malgré tout, parmi les animaux « communs » mis en évidence lors de l’analyse, l’un d’entre eux s’est particulièrement démarqué du lot. En effet, deux échantillons – l’un provenant du Bhoutan et l’autre de la région du Ladakh, en Inde – « correspondent à 100% avec l’ADN d’un fossile d’ours polaire (Ursus maritimus) âgé de plus de 40.000 ans, mais pas avec des spécimens modernes de cette espèce », ont écrit les chercheurs.

Une nouvelle espèce d’ours découverte ?
Si l’on en croit ces résultats et les dires des scientifiques qui ont dirigé l’étude, il se pourrait donc qu’une race d’ours non-répertoriée ait été découverte. « Même s’il y a quelques signalements d’ours blancs en Asie centrale et dans l’Himalaya, il est plus probable que ces poils proviennent d’une espèce d’ours inconnue jusqu’à présent, ou d’une variété d’ours polaire de couleur différente, ou encore d’hybride d’ours polaire (U. maritimus) et d’ours brun (Ursus arctos) », ont ainsi écrit les scientifiques dans leur étude publiée dans la revue britannique Proceedings of the Royal Society B. Il faudra néanmoins attendre des analyses complémentaires avant de pouvoir trancher en faveur de l’une de ces hypothèses.

Par ailleurs, comme le soulignent les auteurs de l’article scientifique, le fait de n’avoir trouvé aucun échantillon non-identifiable ne peut, à lui seul, permettre de réfuter l’existence d’une créature telle que le Big Foot. La communauté soutenant l’existence du Yéti ne pourra quant à elle plus reprocher à la Science de n’avoir jamais entamé une démarche sérieuse pour tenter d’éclaircir ce phénomène..
Sources: 20minutes – Proceedings of the Royal Society B
Par Maxime Feutry

Source : sciencepost.fr, le 4 juillet 2014

Une étude sérieuse sur la cryptozoologie est chose rare. Trop souvent, il y a méprise, réduisant cette discipline aux yéti, Nessi et loup-garou. Alors que l'okapi en a fait partie, n'étant connu que par des récits oraux, avant d'être découvert officiellement. Et ce n'est pas le seul cas parmis les animaux connus...
J'aime bien le commentaire des auteurs de l'article scientifique : "
[...]le fait de n’avoir trouvé aucun échantillon non-identifiable ne peut, à lui seul, permettre de réfuter l’existence d’une créature telle que le Big Foot[...]". L'absence de preuve n'est pas une preuve d'absence, ce qu'à déjà démontré la cryptozoologie.

The Stranger

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