Enquête sur les chemtrails

77 scientifiques ont enquêté sur la théorie des chemtrails, voici leurs conclusions

   Une enquête a été menée auprès de 77 scientifiques à propos des chemtrails, une théorie stipulant que les avions sont massivement utilisés pour répandre secrètement des produits chimiques depuis les airs.
   Les chemtrails, mélange des termes anglais chemical (chimique) et trails (traînées), relèvent d’une théorie conspirationniste soutenant que les avions de ligne (et militaires) répandraient des produits chimiques dans l’atmosphère, les fameuses traces blanches visibles depuis le sol, considérées habituellement comme étant de la vapeur d’eau qui gèle en étant expulsée en altitude.
   Abondamment relayée sur le Web, voici par exemple une définition donnée par le site Chemtrails-france.com : « Projet secret des gouvernements des pays industrialisés financé illégalement avec vos impôts et consistant à épandre des produits chimiques en général à haute et moyenne altitude à l’aide d’avions vraisemblablement en majorité militaires pour une raison cachée du public. »
   Une raison cachée du public ? S’agit-il de modifier le climat ou la météo ? Influencer l’agriculture ? Agir sur le réchauffement climatique ? Les théories sont aussi multiples qu’incroyables, surtout quant à cette dernière approche : les chemtrails serviraient à disperser des agents biologiques ou chimiques destinés à contrôler les populations.
   « Lorsque les gens apprennent que je suis un chercheur qui travaille dans le domaine de l’étude du climat, beaucoup m’interrogent sur ce que je pense des ‘chemtrails'[…] je leur réponds d’habitude qu’elles me semblent très bancales, mais je ne suis pas moi-même spécialiste du domaine » explique Ken Caldeira, travaillant pour le département écologie de l’institution Carnegie pour la science (États-Unis).
   Après avoir fait quelques petites recherches, il s’est rendu compte qu’aucune étude ne s’était intéressée aux arguments avancés par les personnes qui relayent la théorie. Ken Caldeira s’est donc lancé dans une vaste étude, sollicitant l’avis de plusieurs centaines de chercheurs ayant publié des articles scientifiques durant les 20 dernières années. Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue Environmental Research Letters le 10 août 2016.
   77 d’entre-eux ont répondu à l’appel et ont décidé d’étudier les éléments de preuves avancés par les partisans de la théorie des chemtrails. Ils ont par exemple examiné des photos de trainées s’échappant des avions (suspectes de par leur forme, leur couleur, etc.) ou encore des rapports d’analyse d’échantillons prélevés sur le terrain sous forme de sédiments, d’air et de neige, selon les sites partisans.
   Séparée en deux groupes, l’intégralité des scientifiques a été chargée de décortiquer les arguments portant sur les anomalies supposées des traînées de condensation des avions, mais également d’analyser les informations relatives à la pollution atmosphérique et la redéposition des particules.
   « Est-ce que selon vous, cet élément est la preuve d’un programme de chemtrails, ou est-ce qu’il y a possiblement une autre explication plus simple ? » est la question à laquelle les scientifiques devaient répondre, en fonction de la partie du sujet étudiée.
   L’équipe a rendu un verdict presque unanime. Les experts en chimie ont indiqué que les anomalies sur les clichés peuvent être dues à une variation de pression ou d’humidité de l’atmosphère, à une réfraction de la lumière sur des cristaux de glace, ou encore causées par la température et les particules de kérosène.
   Les géochimistes se sont quant à eux concentrés sur les résultats d’analyse des trois échantillons prélevés. Une écrasante majorité des chercheurs évoque d’étranges taux d’aluminium, de strontium, de cuivre ou de manganèse présents dans les prélèvements. Ils pensent plutôt à la pollution industrielle et aux dépôts naturels plutôt qu’à un programme d’épandage massif. Une petite partie des chercheurs estime néanmoins que les données sont insuffisantes pour apporter une conclusion tandis qu’un seul d’entre eux confirme la théorie des chemtrails.
   Ken Caldeira a également demandé aux 77 scientifiques s’ils avaient déjà été témoins, dans leur vie, d’une preuve pouvant confirmer la fameuse théorie. Tous ont répondu par la négative, sauf le même géochimiste convaincu évoqué plus haut, qui indique avoir eu l’occasion de « mesurer de fortes teneurs en baryum dans l’atmosphère, dans des régions reculées, alors que les niveaux de baryum dans le sol étaient faibles ».
« L’objectif de cette étude n’est pas de faire changer d’avis les fanatiques de ces théories, mais de rendre accessible à ceux qui doutent, une véritable expertise scientifique sur le sujet », indique Ken Caldeira.
La question avait été posée en 2010 par une étudiante de l’INSA de Toulouse à Hubert Reeves :

Sources : Sciences et AvenirKonbini
Par Yohan Demeure

Source : sciencepost.fr, le 4 septembre 2016

Voici un article et une étude qui n'ont aucun intérêt à part attirer du monde sur le site... Quelques points qui l'indiquent clairement...
Rien que le titre est racoleur... Avec les mots"scientifiques" et "chemtrails" dans la même phrase...

"Les experts en chimie ont indiqué que les anomalies sur les clichés [des traînées d'avions suspectes] peuvent être dues à une variation de pression ou d’humidité de l’atmosphère, à une réfraction de la lumière sur des cristaux de glace, ou encore causées par la température et les particules de kérosène."... 
C'est bien, ils n'ont fait que répéter ce que les scientifiques ont toujours dit... Rien de nouveau... De quel type de clichés s'agit-il ? Combien ont été étudiés ? En quoi permettent-ils aux chimistes d'étudier la composition des trainées d'avions ? Des experts en photographie n'ont pas été conviés pour étudier les-dits clichés afin de vérifier qu'il n'y ai aucun trucage... Même dans l'article original (en anglais) il ai fait mention de quatre photos. Pour tout autre étude, cette base ne serait pas suffisante. 
"
Les géochimistes se sont quant à eux concentrés sur les résultats d’analyse des trois échantillons prélevés."
Ils avaient besoins d'être à plusieurs pour vérifier les résultats de leurs collègues qui a consisté en une simple lecture des résultats sur un rapport ? De plus, là aussi, la base de l'étude est relativement faible en rapport avec ce qui est demandé habituellement
"
Une écrasante majorité des chercheurs évoque d’étranges taux d’aluminium, de strontium, de cuivre ou de manganèse présents dans les prélèvements."
En plus ils ne sont pas tous d'accord sur ce qu'ils voient... Mais ce ne sont pas eux qui ont étudié les prélèvements. Là encore ils se contentent de répéter le même discours qu'auparavant.
"
Ils pensent plutôt à la pollution industrielle et aux dépôts naturels plutôt qu’à un programme d’épandage massif".
En voici une conclusion scientifique... Il devait y avoir un échantillon du sol parmi les 3. Il aurait été simple de retourner sur le site afin d'effectuer d'autres échantillons pour confirmer ou infirmer des dépôts naturels... Quant à la pollution industriel, quelqu'un a recherché une origine possible ? Un site industriel qui en raison du vent dominant, entre autre, pourrait avoir pollué le site de prélèvement avec ce genre de produits ? Ce genre de contre expertise aurait été simple à mettre en œuvre. Surtout si on pense au nombre de scientifiques présents pour cette "étude"...

"« L’objectif de cette étude n’est pas de faire changer d’avis les fanatiques de ces théories, mais de rendre accessible à ceux qui doutent, une véritable expertise scientifique sur le sujet », indique Ken Caldeira."
Quelle expertise ? Ils n'ont fait que confirmer les résultats d'analyses antérieurs en ce qui conerne les échantillons et n'ont rien apporté eux-mêmes... Où sont les compléments d'enquête ? Pourquoi une base d'étude si peu fournie pour étudier un phénomène entier ? Où était-ce juste une étude de cas ?

Comme d'habitude, aucune preuve dans un sens ou dans l'autre... Une étude peu convaincante qui ne satisfera que ceux qui sont convaincus, que ce soit du complot ou du phénomène naturel du aux moteurs d'avions... Les autres resteront sur leur faim...
Dommage. Surtout qu'une étude respectant la méthode si chère aux scientifiques est possible avec échantillonnage à tous les niveaux : air, sol et dans les traînées...

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